Alors que la droite se mobilise pour faire main basse sur
Paris, la gauche doit se rassembler pour gagner les municipales. Dans les discussions entre le PS et le PCF, des points de blocage demeurent. Ils doivent être levés.
Les communistes parisiens sont engagés dans la bataille municipale pour faire gagner la gauche. En ce moment, la droite avance ses pions pour prendre sa revanche sur l'élection de 2001. Elle débauche des personnalités, parachute ses ministres, mobilise ses troupes. Manifestement, la droite jette toutes ses forces dans cette bataille. A quelques mois de l'élection, rien n'est joué. A gauche, l'heure doit être au rassemblement pour partir en campagne le plus vite possible.
Cela suppose qu’un accord intervienne rapidement entre les forces de gauche. Pour cela, il faut que toutes les composantes soient respectées. Lundi 26 novembre, des délégations des fédérations départementales du PCF et du PS se sont rencontrées. Après avoir proposé 5 conseillers de Paris au PCF, le Parti socialiste en a proposé 7 (11ème, 12ème, 13ème, 14ème, 18ème, 19ème, 20ème). Ce pas en avant confirme la justesse des arguments développés depuis plusieurs semaines par les communistes : pour gagner, la gauche doit s’appuyer sur toutes ses forces, et notamment sur le Parti communiste.
Des points de blocage demeurent. Le PCF doit pouvoir disposer au minimum d’un conseiller de Paris dans chacun des grands arrondissements de gauche. Il serait difficilement compréhensible que le 10ème, arrondissement populaire important, soit privé d’un conseiller de Paris communiste. Et ce, alors que les élus communistes du 10ème ont joué un rôle reconnu lors de la dernière mandature.
Les communistes considèrent également qu’une tête de liste doit leur revenir dans un arrondissement aujourd’hui détenu par la droite. Comment concevoir que les 20 listes d’arrondissements soient toutes conduites par une personnalité du Parti socialiste ?
Par ailleurs, si nous devons être coresponsables pour garantir des listes respectant la parité, nous considérons qu’il n’appartient pas au Parti socialiste d’intervenir dans le choix des candidats communistes. C’est aux communistes qu’il revient de choisir souverainement leurs élus et leur lieu d’implantation.
Plus que jamais, la gauche a besoin de se rassembler à Paris. Continuons ensemble.
Ian Brossat, porte-parole du PCF Paris aux élections municipales
C'est aussi l'occasion pour les communistes du 14e de présenter leurs 10 propositions phares pour l'arrondissement, élaborées avec de nombreux militants associatifs.
Christine Boutin, Ministre du logement, s’est engagée à procéder à des réquisitions pour répondre aux situations d’urgence. Les communistes disent « chiche ! ».
Depuis 8 ans, un immeuble situé à l’angle de la rue Saint Georges et de la rue de la Victoire (Paris 9è) est vide. Ancienne propériété du groupe AXA, cet immeuble est maintenant aux mains d'une société immobilière. Les communistes parisiens ont posé devant cet immeuble une pierre symbolique pour exiger la réquisition et la construction de logements sociaux dans cet espace de 2000 mètres carrés.
A 4 mois des élections municipales, les communistes ont profité de cette occasion pour avancer leurs propositions pour garantir le droit au logement pour tous : production de 10 000 logements sociaux par an (6000 actuellement), installation de constructions provisoires pour répondre à l'urgence dans les friches du nord-est de Paris, loi sur le blocage des loyers.

Sur la photo, Ian Brossat, porte-parole du PCF Paris aux municipales, accompagné de Jacques Daguenet, conseiller de Paris et Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat. Tous trois participaient au rassemblement devant le 20, rue Saint-Georges.
En introduction, Ian Brossat, porte-parole du PCF Paris et secrétaire de section du PCF 14è est revenu sur les enjeux de l'élection : "faire de Paris un pôle de résistance à la droite". Il a plaidé pour le rassemblement de la gauche, ce qui suppose que toutes les forces de gauche soient respectées : "Je sais bien que certains nous expliquent que les alliances d'hier ne seront pas forcément celles de demain. je sais bien qu'aux yeux de certains, l'herbe est plus verte au centre. Mais je sais aussi que c'est cette petite musique-là qui a fait échouer la gauche en 2001 et en 2007. La gauche ne gagnera pas si elle est hémiplégique. Pour gagner, elle a besoin de toutes ses forces."
Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris,
Paul Chemetov, architecte, urbaniste,
Patrice Bessac, secrétaire du PCF-Paris,
et des personnalités du mouvement social et associatif.
Accès : métro 4 ou 6, bus 38 ou 68




