Le scandale des logements vides

Publié le par PCF Paris 14

toit-droit.pngLe 16 octobre, la police délogeait les nouveaux résidents du 85, boulevard du Montparnasse. Les étudiants qui venaient d'investir cet immeuble vide de 2500 mètres carrés entendaient alerter les habitants de la capitale sur le manque de logements étudiants et sur le scandale des logements vides. Ce cas n’est pas une exception. Dans le 14ème, on compte plusieurs immeubles vides. Installé au cœur du quartier Alésia, un immeuble de la rue Lecuirot, ancien siège d'entreprise, ne compte pas le moindre habitant depuis maintenant 3 ans. Une situation similaire est signalée rue d’Alésia. Ces immeubles sont la plupart du temps aux mains d’un seul propriétaire et risquent d’être vendus à la découpe dans un avenir proche. Cette machine infernale alimente systématiquement la spéculation immobilière.
4000 demandeurs de logements sociaux dans le 14e
Pendant ce temps-là, le 14ème continue de compter plus de 4000 demandeurs de logements sociaux. De nombreuses familles attendent des années avant d’obtenir satisfaction. Quant aux loyers du parc privé, ils continuent de flamber. En 10 ans, on estime que les loyers parisiens ont été multipliés par deux. Dans le même temps, les salaires n’ont pas progressé.
Préempter les immeubles vides

Dans ce contexte explosif, le «Collectif logement» du 14ème qui regroupe de nombreuses associations et les principaux partis de gauche dont le PCF, a décidé d’alerter les pouvoirs publics. Lors de la dernière réunion entre élus et associations du 14ème (réunion du CICA), le Collectif a demandé que la mairie utilise l'ensemble des moyens à sa disposition pour rechercher activement tous les immeubles vides de l’arrondissement. Ces immeubles pourraient ensuite être préemptés par la Ville et transformés en logements sociaux. Les communistes du 14ème soutiennent cette proposition de bon sens, à l'heure où les problèmes de  logement touchent de plus en plus d’habitants de notre arrondissement. Ils proposent aussi d'interdire par la loi les ventes à la découpe, et d'imposer un mécanisme de fixation des loyers à des niveaux compatibles avec les revenus.

Publié dans Un toit pour tous

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