Rencontres nationales : coup de gueule d'une jeune militante

Publié le par PCF Paris 14

Pour préparer son prochain Congrès national, le Parti Communiste a adopté une méthode originale permettant à tous les camarades de toutes les sections de France de partager leurs réflexions. Ci-après, le coup de gueule d'une jeune militante qui a assisté aux deux premières rencontres nationales, organisées à Paris et Marseille.

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''Que lit-on dans les journaux sur nos rencontres nationales en préparation du Congrès ? Que Marie-George Buffet verrouille le débat et que les contestations sont grandissantes contre la direction du parti. C’est vrai que l’on a désir d’être plus présents dans les médias, mais si c’est pour raconter des conneries mieux vaut que l’on ne parle pas de nous.
Témoignage d’une jeune militante, dans les deux sens du terme :

 

Il est vrai que les débats étaient vifs, mais si cela n’avait pas été le cas on nous aurait balancé que l’on fonctionne de manière non-démocratique.

Il est vrai qu’il y avait des appels à la direction, mais non pas pour qu’elle s’efface et se retire avant même le prochain congrès. Au contraire, pour qu’elle se fasse plus entendre, qu’elle tienne des positions fortes à la hauteur des espérances des camarades, qu’elle affirme notre combat, qu’elle l’inscrive dans un projet, qu’elle arbore une attitude offensive.

 

Verrouiller le débat ? Mais allez donc voir le site du Parti! Quel parti aujourd’hui mettrait ouvertement en ligne les critiques et exigences de ses militants à son encontre ?

 

Lors des rencontres, nous avons parlé du monde aujourd’hui : un nouvel état du monde, une nouvelle forme de capitalisme ? Certains ne sont pas convaincus que le capitalisme passe par une crise systémique, il a toujours les moyens de s’autorecycler. Et quand bien même on noterait les échecs du capitalisme, cela ne débouche pas sur l’idée, dans de la population, qu’il existe une alternative. D’autres pensent au contraire que différents signes marquent une mutation du capitalisme : il est de plus en plus financier et mondialisé, il est la cause d’une crise à la fois sociale, écologique et financière, d'une crise du travail et de l’emploi, d'une crise alimentaire ….un milliard d’individus souffrent de la faim à en mourir.

 

Nous avons essayé de proposer des alternatives : projet ou programme ? Au cœur des discussions : l’internationalisme, la nécessité de lier le local au global avec au centre la question du travail et du droit des salariés, une nouvelle forme de crédit bancaire réorientée vers le social et l’emploi, un nouveau mode de développement non productiviste, respectueux de l’être humain et de l’environnement, un monde de paix démilitarisé, une révolution démocratique qui change le contenu de la démocratie actuelle pour la restituer au peuple, de nouveaux services publics avec l’appropriation sociale des biens de l’humanité (eau, santé, éducation, culture, art…), une révolution informationnelle qui permette l’accès à la connaissance et aux savoirs pour tous…

 

C’est bien les médias qui verrouillent le débat, en ne soulignant que la forme (et encore !) et non le contenu.

 

Ce samedi, à Tours, nous discuterons des outils. Il y aura certainement des divergences de points de vue, des interventions vives, des critiques, des questions sans réponses mais nous ne sommes pas communistes pour nous taire mais pour l’ouvrir ! au grand dame de la droite, de certains journalistes et même d’une partie de la gauche et de l’extrême gauche.''

 

RG-H

Publié dans France - Europe

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