Le ramassage des ordures à la poubelle : merci Mr Delanoe !

Publié le par PCF Paris 14

Lors de la grève du jeudi 3 juillet, sur près de 7.000 agents, il y a eu 67% de grévistes chez les éboueurs, 75% chez les conducteurs de bennes et 70% chez les ouvriers d'entretien. Motif de la colère ? La privatisation du ramassage des ordures dans 4 arrondissements supplémentaires, portant le nombre d’arrondissements collectés par le privé de 8 à 12.

 

Lors du dernier Conseil de Paris du 7 juillet, la délibération visant à la privatisation du service de ramassage des ordures ménagères a été adoptée.  Les élus communistes, verts et 2 socialistes ont voté contre cette délibération, l’UMP s’étant abstenue. Pour les socialistes, porteurs de la délibération, l’enjeu est d’améliorer la qualité du service en évitant la collecte mixte.

 

Ce choix est en totale contradiction avec les bons résultats de la remunicipalisation débutée lors du précédent mandat. Elle avait permis une augmentation de 15% de la productivité par rapport à la gestion privée précédente, et amélioré la qualité du service. Un récent sondage souligne d’ailleurs que 65% des parisiens se disent satisfaits de la propreté de la ville, contre 55% en 2002. Alors pourquoi harmoniser par le bas, au détriment du bien être des parisiens ?

 

Pour faire des économies. L’idée est en soi louable, mais la gestion privée, parce que le but de l’entreprise est de faire des profits, est souvent plus coûteuse à qualité équivalente. L’exemple de la gestion de l’eau est à cet égard flagrant. La seule façon pour une entreprise de baisser les coûts en rendant un meilleur service est de pressurer les salariés. Quand la mairie de décharge d’une activité, c’est l’ensemble des personnes qui concourent à rendre un service public de bonne qualité qui est touché. L’exemple des salariés de Decaux est sans doute le meilleur : service quasi gratuit pour l’usager rime avec conditions de travail indignes, précarité et salaires de misère pour les employés.

 

Le groupe communiste considère que la qualité des services publics est une priorité, surtout dans les quartiers populaires où elle fait le plus défaut. Il y a donc encore beaucoup de progrès à faire, et notamment pour développer une vision d’ensemble, solidaire à l’échelle de la commune. L’idée de faire des économies au détriment de la qualité du service et en précarisant les conditions de vie de nombreux salariés n’est pas acceptable. Il ne faut pas oublier que le consommateur d’un bien ou service, est aussi le producteur d’un autre bien ou service. A l’inverse de l’idéologie court-termiste du "tout-concurrence", nous devons miser sur l’avenir et construire une société respectueuse de touTEs, solidaire et progressiste. C'est pourquoi nous devons tous nous engager aux côtés des personnels en lutte.

Publié dans 14ème - Paris

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article