Coup de gueule : quand le PCF reprend du poil de la bête

Publié le par PCF Paris 14

Coup de gueule contre l’anticommunisme latent qui abreuve nos écoles, nos médias et fausse notre  regard sur la politique. Le PCF ne serait-il pas LE parti dont la France a besoin en ce moment? Point de vue d'un militant du 14ème.

 

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« Depuis plusieurs années, on entend que le PCF est moribond, à bout de souffle. La droite ne semble toujours pas avoir compris que la Guerre Froide est bel et bien terminée. Dans son habituelle idiotie, elle se hâte de rendre grâce à tous les réactionnaires de la planète, pourvu qu’ils aient été anticommunistes. L’exemple de l’antisémite traditionaliste et nationaliste Soljénitsine, dont les qualités littéraires peuvent être discutées, l’illustre à merveille.

 

Le PS dans ses stratégies politicardes inconscientes souffle en permanence le chaud et le froid, et trahit ses alliés à chaque fois qu’il peut gratter 2-3 sièges. Quel gâchis d’avoir autant de puissance et de l’utiliser aussi mal ! La petite LCR se paye le luxe arrogant de nous traiter de « traînes savates », elle qui brasse beaucoup de vent sans ne jamais rien tenter – et encore moins réaliser. Elle fustige la moyenne d’âge dans notre parti, alors même qu’il y a plus de jeunes communistes que de membres de la LCR dans la France toute entière. Sans avoir besoin de préciser que la jeunesse n’est pas un critère de qualité en soi, et que ce jeunisme puéril n’a pas de sens. A quand la fin de la puberté, « camarade » Besancenot ? Ranger les égos respectifs, qu'on puisse enfin construire quelque chose de positif ensemble ?  

 

Malgré ces habituelles attaques de la droite comme de la gauche, le PCF s’en sort bien. Les chocs électoraux successifs ont provoqué des réactions salutaires. Les nombreux débats qui animent le Parti pour la préparation de son prochain Congrès sont riches et n’ont d’équivalent dans aucun autre parti français. On lui a reproché d’être mauvais en communication : qu’à cela ne tienne ! Les dernières campagnes se sont montrées particulièrement innovantes, qu’il s’agisse de la campagne sur les conditions de travail des salariés de Decaux à Paris, ou de la campagne sur les salaires. Mais au delà de la communication, le plus important est que le PCF est de nouveau au devant de luttes concrètes, et non plus seulement un accompagnateur de tous les combats.

 

Avec ses halles de fruits et légumes dans les grandes villes de France, le PCF a montré par l’exemple qu’il est possible  de changer la vie de milliers de personnes en appliquant ses propositions : réduire les chaînes commerciales, c’est mettre fin au racket des hypermarchés sur les agriculteurs autant que sur les consommateurs. La marche pour les salaires de samedi, initiative du PCF malheureusement peu suivie par le reste de la gauche (problème d'étiquette ?), a rassemblé plus de 10 000 personnes autour d’une problématique de fond. Poser la question des salaires, c’est en effet poser celle de l’ensemble du partage des richesses, entre les salariés, les capitalistes et les investissements, autant que de la démocratie salariale. C’est ce qu’on appelle de la politique au sens noble du terme !

 

Le PCF a su tirer les conséquences de ses erreurs, et s’engage vers des luttes victorieuses. Tourné vers l’avenir, moderne, ouvert, démocratique et progressiste, il incarne la troisième voie dont le pays a besoin pour construire du neuf, là où les autres se satisfont de l’existant. Face aux attaques incessantes de la droite et à l’inertie du reste de la gauche, le dynamisme de ses dizaines de milliers de militants et de ses nombreux élus dans la France entière en fait le bras armé naturel des luttes à venir. Camarades, courage, la victoire est à nous ! 

BR »

Publié dans France - Europe

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