Porte de Vanves – les élus communistes à l’écoute de la population

Publié le par PCF Paris 14

Le café-bar Le Ceylan est devenu un lieu habituel de débat politique et d’échange du quartier de la Porte de Vanves. C’est dans ce café convivial et accueillant que les deux élus du groupe communiste du 14ème ont choisi d’inviter la population du quartier à débattre le jeudi 23 octobre. A l’ordre du jour : à quoi sert un élu communiste ? Alors qu’il y a peu d’élus communistes à Paris, comment peuvent-ils être utiles à la population ?

 

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Comme l’a souligné le secrétaire de la section du Parti communiste pour introduire le débat, la politique locale et la politique nationale sont totalement liées. La politique libérale de bas salaires, les lois xénophobes, la baisse des moyens pour le logement ont un impact négatif sur la vie quotidienne des habitants. Alors que l’actuelle crise financière commence à faire sentir ses effets, une chose apparaît de plus en plus évidente : vouloir humaniser le capitalisme est une illusion, il faut changer de système. Et pour cela, il faut se mobiliser sur le terrain, de façon concrète, lutter, lutter, lutter.

 

Des élus peuvent être en ce sens utiles, même s’ils ne sont pas nombreux – 2 sur 30 dans le 14ème, 8 sur 160 au Conseil de Paris. Paul Roussier, adjoint au maire de notre arrondissement, a donné plusieurs exemples pour montrer que des élus de proximité, à l’écoute de la population, peuvent être le relais des luttes locales. Pour cela, pas besoin d’être nombreux. Quand le Collectif logement se bat contre une expulsion, que la population manifeste et fait signer des pétitions, il peut soutenir cette action au Conseil d’arrondissement et pousser les dossiers. Mais il n’oublie jamais une chose : le vrai problème de la crise du logement, c’est le prix des loyers et le faible montant des salaires, qui sont liés au système capitaliste.

 

C’est pour cela qu’avec Aline Arrouze, Conseillère de Paris du 14ème, ils luttent au sein du Parti communiste. Des solutions globales doivent être trouvées au niveau national et européen, mais l’action locale est indispensable. Avec les autres élus et militants communistes parisiens, ainsi qu’avec les membres d’associations politiques ou non, Aline et Paul se sont avec succès battus pour la régularisation des sans-papiers, par exemple dans le restaurant Chez Papa. Au niveau national, de nombreuses régularisations ont eu lieu, grâce aux nombreuses mobilisations de terrain.

 

Autre exemple, nos deux élus se sont d’abord impliqués dans la votation citoyenne qui a été organisée en mai dernier pour que les étrangers non communautaires puissent avoir le droit de vote aux élections locales. Puis, pour que ces habitants, qui contribuent au dynamisme de notre arrondissement, puissent avoir le droit de participer à la prise de décisions qui les concernent, Aline et Paul ont porté un vœu en Conseil d’arrondissement, adopté par le maire de Paris mais rejeté par la droite de Rachida Dati. La question prend chaque année plus d’ampleur au niveau national, et il n’est pas impossible que le combat soit victorieux dans les prochaines années si la pression est maintenue par la population, appuyée des élus.

 

Ce ne sont que des exemples parmi de nombreux autres possibles de leur action pour construire un « communisme de partage et de liberté ». « Parrainages républicains » de RESF, Cercles de résistances, moyens pour la Maison de Justice etc., la liste de leurs engagements est longue. Un petit document résumant les principaux vœux qu’ils ont portés durant les derniers mois a été remis aux habitants présents pour qu’ils puissent juger sur pièce des initiatives. Mais les intervenants semblent avoir été plus séduits que critiques.

 

Inquiets aussi. Le débat s’est ouvert sur l’expression d’une crainte au sujet des minima sociaux, toujours insuffisants pour vivre dignement – revenu minimum d’insertion (RMI) comme allocation adulte handicapé (AAH). Face à l’angoisse d’une habitante du quartier devant le « sommeil » des Français qui ne se révoltent plus devant l’injustice, un autre habitant a évoqué son expérience de la lutte syndicale dans son administration comme aux côtés des sans-papiers : ensemble, on peut faire bouger les choses, chacun à sa façon. Un autre habitant de souligner qu’il est important de prendre les problèmes à la racine. Si l’on veut résoudre le « problème » de l’immigration, il faut commencer par arrêter de piller les pays d’Afrique et de faire pression à la baisse sur les salaires dans le monde entier comme le souligne Aminata Traoré. Il faut une véritable solidarité nord-sud, une action internationale bien organisée de tous les travailleurs.

 

Les deux élus ont cependant souligné qu’ils ne peuvent pas, à leur niveau, soulever de questions trop générales : pour que leurs interventions soient utiles, entendues et portées par le Conseil d’arrondissement, il faut qu’il y ait un enjeu local. Par exemple, ils envisagent de faire un vœu contre la privatisation de la Poste, parce que c’est un service public ancré localement, et que le 14ème sera forcément touché. Pour lutter contre les politiques du FMI, le bon échelon est celui des élus communistes nationaux, députés et sénateurs. En Conseil d’arrondissement, ça serait « hors sujet » et personne n’écouterait. Pour parler de politique générale et surtout des projets du quartier, les représentants de 3 Conseils de quartier du 14ème, dont la participation au débat a été remarquée, ont rappelé que leurs Conseils sont des tribunes pour les habitants. Ils ont beaucoup de projets pour continuer à les développer.

 

La discussion a finalement réussi à redonner un peu de courage à ceux qui étaient venus témoigner de leur manque de confiance dans la politique, dans la possibilité de faire changer les choses véritablement. Comme l’a souligné un des habitants, au début, le PCF avait peu d’élus, mais avec le soutien de la population en lutte, il a réussi à conquérir beaucoup de choses. Au Conseil d’arrondissement c’est pareil : si vous engagez des luttes, alors les élus communistes vous seront utiles pour les porter. Donc, un seul mot en conclusion : lancer vous !! Prochain débat envisagé dans quelques mois dans un autre quartier du 14ème.

Publié dans 14ème - Paris

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