Hôpital Saint-Joseph – 14ème : mais où iront donc les malades ?

Publié le par PCF Paris 14

Le gouvernement n’aime décidément pas les services publics : dès lors qu’il s’agit de solidarité – sauf avec les banquiers ! – il n’y a plus personne. Poste, éducation, santé, tout y passe. Dans notre arrondissement, l’Hôpital Saint-Joseph est sur la sellette : 450 personnes séropositives pourraient devoir plier bagage sous peu ! Pour éviter ça, il faut se mobiliser !

 

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Début 2006, l’hôpital Saint-Joseph a fusionné avec l'hôpital Saint-Michel et l'hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours. Cette restructuration, parce qu’elle n’a pas été accompagnée des moyens suffisants, remet en cause la qualité du service public dans cet établissement en fort déficit structurel. Les conséquences concrètes pour les malades sont nombreuses.

 

La fermeture du service Maladies infectieuses pose la question du suivi de 450 personnes séropositives, expulsées car jugées non rentables. L’exigence de rentabilité est induite par la compression des budgets associée à un nouveau mode de tarification dans les hôpitaux, la T2A (tarification à l’activité), mise en place pour faire des économies. Cela va de paire avec de nombreuses suppressions de postes, dans un domaine où l’on sait que la pénurie a déjà des effets négatifs sur la qualité des soins : délais plus long pour une première consultation, attention moins grande du personnel soignant qui n’a plus le temps de faire le travail comme il le juge nécessaire…

 

L’hôpital coûte cher, c’est une réalité : seulement, la santé n’est pas un bien marchand, et on ne choisit pas d’être malade ! On a le droit d'être bien soignés. Quand l’Etat fait des économies, cela signifie qu’il reporte les coûts sur les malades (potentiellement nous tous), et ce d’autant plus facilement que les coûts sont élevés. Les patients fortunés pourront toujours se faire soigner hors de l’hôpital public dans de bonnes conditions – ce qu’ils font déjà. Pour tous les autres, c'est-à-dire la très grande majorité de la population, il faudra choisir entre se faire soigner et vivre correctement, dans un contexte en outre de forte baisse du pouvoir d’achat.

 

La santé n’est pas un privilège. L’argent ne doit pas être un motif de sélection pour l’accès au soin. La maladie est un risque non prévisible et coûteux, contre lequel la seule arme est la mutualisation : sans solidarité, personne ne pourra plus se soigner convenablement. La santé doit donc être un service public, à l’abri des considérations de rentabilité si l’on veut éviter l’accentuation des inégalités. Il est évidemment nécessaire d’éviter le gaspillage de l’argent public : on peut y parvenir par une démocratisation des services publics, où les usagers, les personnels et toute personne concernée pourra se prononcer, participer et contrôler les décisions prises.

 

Le Parti communiste, avec d’autres forces de gauche, se mobilise contre la liquidation de la santé publique, bien commun de la nation. La Sénatrice communiste de Paris Nicole Borvo avait déjà interpelé la droite sur le sujet en juillet dernier : l’Etat doit assumer ses responsabilités financières. Les élus communistes du 14ème ont déposé un vœu en Conseil d’Arrondissement le 14 novembre dernier contre la fermeture du Maladies infectieuses. Ce vœu a été relayé par le groupe communiste au Conseil de Paris des 24 et 25 novembre, dénonçant la baisse des budgets, la fermeture de services et les diminutions d’effectifs.

 

Maintenant, c'est au tour de la mobilisation populaire! Et les élus et militants communistes du 14ème seront là pour vous épauler...

 

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