Europe : le combat des Grecs est aussi le nôtre

Publié le par PCF Paris 14


A travers toute l’Europe éclatent des mouvements populaires de rejet des politiques libérales de l’Union européenne. En France, les luttes s’intensifient : Poste, hôpital, éducation, des milliers de Français sont dans la rue. Les manifestations en Grèce et en Italie font craindre à notre président un risque de contagion : il n’a pas tort. Le malaise est le même, car le mal est le même.

 

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Lors du référendum sur le Traité constitutionnel, le Peuple s’était prononcé clairement : NON aux politiques libérales, NON à la destruction de tout ce qui nous permet de vivre ensemble dans de bonnes conditions. Mais le gouvernement ne veut rien entendre : le cartel des droites européennes continue de faire sa loi, pour défendre les intérêts des plus riches, les « entrepreneurs » comme on dit dans leur jargon. Casse de la Poste, concurrence des hôpitaux, mise à terre de l’université, et pour le reste : répression de ceux qui osent lever la tête.

 

Le patronat est unit au niveau européen, le capital circule librement à l’échelle européenne, les règles économiques sont établies au niveau européen, mais le « social » reste national. Cela permet de jouer la concurrence des nationalités, là où la vraie guerre est purement sociale, de classe. C’est bien ce que disent les travailleurs grecs, quand ils demandent que leurs salaires convergent vers les nôtres. C’est que disent les étudiants italiens quand ils demandent que l’on arrête de détruire leur université. C’est ce que disent les travailleurs suédois qui refusent de voir des travailleurs lettons venir se brader dans leurs entreprises.

 

Nous avons les mêmes combats, il faut donc nous unir au bon échelon : l’Europe. Les anti-européens ont tort, car lutter contre la coordination des politiques nationales, c’est faire le jeu du grand capital. Les partisans de l’Europe libérale que nous connaissons sont les mêmes qui sont responsables de la crise actuelle : à tirer toutes les législations sociales vers le bas, ils ont favorisé la financiarisation de l’économie et entrainé une crise globale dont le Peuple, c'est-à-dire tous les Européens, paiera encore la facture. Il nous faut une autre Europe, sociale et solidaire.

 

Il ne faut pas oublier une chose : les Européens, c’est nous. Le pouvoir nous appartient de droit, mais il nous a été confisqué par le biais d’institutions que leur complexité outrancière rend impénétrables. Nous devons reprendre le pouvoir, dans les instituions et les entreprises. Ils ne nous faciliteront pas la tâche, ce qui signifie que nous devons lutter. Nos camarades Grecs et Italiens sont dans la rue, nous devons être solidaires. Leur combat est le nôtre. Rendez-vous ce vendredi 12 décembre devant l’ambassade de Grèce à 17h30.

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