Déluge de feu sur Gaza : les occidentaux complices d’une boucherie coloniale

Publié le par PCF Paris 14

Depuis une dizaine de jours déjà, Gaza subit la plus vaste opération depuis 40 ans. A l’appel du Collectif unitaire pour une paix juste et durable, plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont réunis samedi dernier dans les rues de Paris et des principales grandes villes françaises comme européennes. Il faut mettre fin à l’agression d’Israël au plus vite.

*


Plus de 500 personnes ont d’ores et déjà été assassinées par des frappes chirurgicales contre des édifices religieux, des habitations et des écoles. Alors que la situation était déjà difficile suite à des agressions répétées de Tsahal et un blocus de 18 mois, elle s’est rapidement dégradée pour se transformer en véritable crise humanitaire. Les 500 000 habitants de l’enclave sont terrifiés et vivent dans une pauvreté extrême, privés de tous les produits de base (eau, électricité, médicaments etc.). Pourtant, pour Tzipi Livni, « la situation humanitaire dans la Bande de Gaza est exactement comme elle doit être » !

 

Officiellement, Israël combat le terrorisme des Palestiniens, qui ripostent par quelques roquettes aux bombardements massifs de l’armée israélienne. Les Palestiniens résistent, outre par un évident réflexe de survie, pour obtenir la mise en place d’un Etat que le droit international leur reconnait depuis 1967. Israël, en dépit des résolutions de l’ONU, n’a eu cesse de saboter toutes les négociations pour la paix. Il faut dire que « l’ensemble de ce paquet que l’on appelle l’Etat Palestinien a été retiré de notre ordre du jour définitivement »*.

 

Cette guerre est en réalité coloniale et vise à la conquête ferme et définitive des territoires palestiniens.  Elle ne peut être détachée de toutes les attaques précédentes : politique de contrôle des eaux du Jourdain et de ses affluents dans un « Grand Israël », construction d’un mur grignotant le territoire occupé, poursuite de la politique d’établissement et de renforcement des colonies etc. La politique de division des Palestiniens entre le Hamas et le Fatah n’est qu’un moyen supplémentaire au service de cet impérialisme largement soutenu par les puissances occidentales. Une action ferme en faveur de la paix de la part des puissances occidentales serait pourtant indispensable.

 

Pour l’UJFP, le silence de l’Union européenne, présidée par la France, constitue un véritable « permis de tuer » pour Israël. Il faudrait donc de sanctionner Israël en conditionnant les accords de partenariat avec l’UE à la paix. Un cessez-le-feu immédiat, une importante aide humanitaire et la mise en place d’un cordon de casques bleus pour protéger les territoires palestiniens d'Israël sont en effet de première urgence. Pour une paix durable cependant, d’autres sujets restent à régler : la reconnaissance de l’Etat palestinien, l’évacuation des territoires occupés depuis 1967, la reconnaissance de Jérusalem-Est comme capitale palestinienne ou encore une solution négociée concernant le retour des réfugiés palestiniens sur la base des résolutions de l’ONU.

 

*propos tenus par l’un des conseillers de Sharon lors du désengagement

Publié dans International

Commenter cet article