Service minimum à l'école : un combat au Sénat le 20 janvier

Publié le par PCF Paris 14

L’abrogation du service minimum à l’école en débat le 20 janvier


Je viens de déposer avec mon groupe au Sénat une proposition de loi visant à abroger le service minimum à l’école. Ce texte sera débattu en séance le 20 janvier dans le cadre de notre « niche » parlementaire.

Malgré l’échec des expérimentations menées par le ministre de l’éducation nationale, cette loi avait été votée en urgence l’été dernier. Sa mise en application depuis septembre a montré ses limites.

Les maires sont en effet confrontés à un véritable casse-tête pour constituer le vivier des personnes susceptibles d’assurer ce service d’accueil. Il s’agit tout de même d’encadrer et d’assurer la sécurité d’enfants âgés de 2 à 10 ans.

Pour les communes de petite taille, notamment rurales, il suffit qu’un enseignant soit en grève pour que le seuil des 25%, déclenchant ce service, soit atteint. Ce service est donc inapplicable, faute de personnels.

Dans les communes à très forte densité, les maires sont confrontés à la même impossibilité. Pour accueillir par exemple 18 000 enfants, à raison d’un adulte pour 20 enfants, une commune doit mobiliser 900 personnes, ce qui représente souvent le double des personnels qu’elle emploie au quotidien aux côtés des enseignants. Personnels qui disposent eux aussi du droit de grève.

Il n’est donc ni juste ni responsable de promettre aux parents que leurs enfants seront accueillis les jours de grève et dans le même temps d’ignorer les difficultés inhérentes à cet accueil.

Dans un souci de responsabilité à l’égard des parents et de leurs enfants, compte tenu de l’infaisabilité manifeste du dispositif et de l’impossibilité pour l’Etat de garantir son égale application partout
sur le territoire comme il s’y est engagé en annonçant la création d’un nouveau service public, nous défendrons donc son abrogation.

Ce dont les élèves et leurs parents ont besoin c’est d’une école publique à laquelle l’Etat donne les moyens et l’ambition de répondre au défi d’élévation des connaissances pour tous et toutes.

Le texte de la proposition : Abrogation de la loi créant un droit d’accueil au profit des élèves des écoles maternelles et élémentaires
Par Brigitte Gonthier-Maurin - 18 Décembre 2008

Publié dans France - Europe

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