Grève générale : la rue veut d'autres réformes, et elle n'a pas peur de le dire!

Publié le par PCF Paris 14

Ce jeudi, une mobilisation historique a eu lieu. Même à en croire les chiffres de la police, dont l’aberration est évidente à toute personne ayant défilé, plus d’un million de personnes était dans la rue. On s’approcherait bien plus des 2,5 millions de manifestants selon la CGT, ce qui n’a pas été vu depuis longtemps. Même une partie du PS a regardé passer le cortège, c’est dire ! L’avertissement est donné.


Pour la presse, le Médef et le gouvernement, le peuple a « peur », est « angoissé » face à une crise d’un type nouveau. Il est vrai que l’absence de perspectives d’amélioration a de quoi faire frémir. Mais comme l’a précisé Bernard Thibault, secrétaire national de la CGT, quand on a peur, on se cache, et on ne descend pas dans la rue. Une journée de salaire, c’est quand même cher payé pour exprimer une crainte et porter une interrogation.

L’hypothèse du ras-le-bol semble plus proche de la réalité. Le président s’agite, dit qu’il écoute, mais continue ses réformes en autiste. La rue est devenue le dernier recours, même pour des petits patrons qui se sont joints au cortège : si les gens n’ont pas de salaire, ils ne peuvent pas consommer. Et quand on a du mal à finir le mois, le « travailler plus pour gagner plus » passe de moins en moins bien. Le véritable problème, et la crise l’a montré, c’est qu’au lieu de rémunérer les actionnaires, on ferait mieux de rémunérer les salariés, d’augmenter les pensions et d’investir.

Voila le point de convergence des revendications : fin des réformes libérales et construction d’un système plus efficace et plus solidaire. L’augmentation des salaires, la sécurisation des emplois et le renforcement des services publics en sont les trois piliers. Le problème n’est en effet pas la « moralisation » des acteurs du capitalisme, mais le capitalisme lui-même : il faut de véritables réformes structurelles en faveur de l’emploi et des salaires. Le Président prendra-t-il en compte les solides propositions des syndicats, ou gardera-t-il à son cou la laisse d’or du capital ?

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