600 logements sociaux supprimés à Paris : réagissons !

Publié le par PCF Paris 14

En pleine crise économique, alors qu’il est de plus en plus difficile d’habiter à Paris, certains n’hésitent pas à se débarrasser de leur « patrimoine non rentable », comme le dit la société ICADE. La formule est aussi hypocrite que malhonnête puisqu’il s’agit de logements sociaux. Et ceux-ci n’ont pas vocation à être « rentables », bien sûr, pour les raisons suivantes :

1.  Parce que la cession de ces logements pose un problème humain. Ce
sont
des milliers de foyers qui sont concernés (plus de 30 000), principalement en Île de France. A Paris, dans le 12e et le 20e
arrondissements.

2.  Parce qu’ICADE n’est pas n’importe quelle société immobilière. A l’origine filiale de la Caisse des Dépôts et consignations, elle a été créée en 1954 dans l’intention de faire du logement, essentiellement social. ICADE a ainsi contribué au développement de villes comme Sarcelles, Bagneux, Fontenayaux- Roses, Villejuif ou Cachan. Aujourd’hui, l’Etat est encore majoritaire à 61%.

 

3. Parce que ces logements ont été construits sur des fonds publics. C’est un effort collectif et ancien qu’ICADE trahit en revendant petit à petit ses logements depuis quatre ans. 500 en 2006, 3000 en 2007, 4800 en 2008. La totalité de son parc social aujourd’hui. Elle renie une histoire et une solidarité. ICADE, ce ne sont pas des activités « rentables » ou « non rentables ». Ce sont des locataires, des valeurs et des droits.

4. Parce qu’à l’heure où le gouvernement diminue le budget du ministère du
logement, encore une fois, on cherche à plaire aux actionnaires au détriment de l’usager ou du locataire. On cherche à s’en débarrasser, purement et simplement, au profit de «
l’immobilier tertiaire ». Car les bureaux sont « plus
rentables » que des hommes et des femmes.

Le 11 février, rassemblement aux côtés des locataires trompés et abandonnés d'ICADE à 11h dans le XXème arrondissement.
 

Publié dans 14ème - Paris

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