Universités en colère : le gouvernement hypothèque l'avenir du pays

Publié le par PCF Paris 14

Plus de 20.000 étudiants ont participé lundi en France à des assemblées générales, dont 3.000 à Toulouse, 2.000 à Rennes-II ou Bordeaux-III, 1.600 à Aix-Marseille-I, etc.

La coordination nationale des universités réunis à la Sorbonne a quant à elle déclarée, face à la surdité du gouvernement : "la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités."

L’UEC se joint à l’appel de la coordination nationale à des manifestations les 5 et 10 février. Tous dans la rue pour faire plier le gouvernement ! Suivre le mouvement sur le site de l'UEC.



Ci dessous le communiqué du PCF, qui soutient activement le mouvement :


Le puissant mouvement de protestation qui se développe dans les universités et les organismes de recherche, comme dans le monde du travail, n'a qu'une seule signification : le rejet massif, largement majoritaire de la politique instaurée par Sarkozy et Mme Pécresse dès le début du quinquennat.


Le PCF s'en félicite ; il n'a eu de cesse de montrer dès l'origine les dangers de la loi LRU , il a mis toutes ses forces militantes et parlementaires en oeuvre pour que la Loi et les décrets en préparation soient mis en échec ; cette politique tourne le dos aux défis de l'avenir.


L'avenir a besoin de l'indépendance intellectuelle des chercheurs et des universitaires ; le pouvoir la bafoue ;


L'avenir suppose la mise en coopération des potentiels publics de formation, de recherche fondamentale, technologique et industrielle ; le pouvoir entend soumettre la conquête des savoirs à la logique de la concurrence « libre et non faussée ».


L'avenir suppose de puissants programmes de recherche publique ; le pouvoir dépèce ses fleurons.


L'avenir a besoin de démocratie vivante, il a besoin de libérer comme jamais l'initiative créatrice ; le pouvoir renforce, au contraire, la contrainte étatique, il corsète toute expression critique.


Tout ceci a un sens : face à la crise du capitalisme mondialisé, Sarkozy, Fillon et Pécresse accélèrent encore le rythme de leur politique dévastatrice ; ils trouvent des milliards pour sauver un système bancaire et financier en débâcle pour poursuivre les mêmes gâchis, ils comptent chaque centime pour les services publics qu'ils démantèlent et privatisent ; ils entendent faire payer les conséquences d'une crise que leur politique a provoquée au monde du travail.


Dans l'immédiat, Mme Pécresse n'a aucun choix ; elle doit abandonner sans retour les textes sur lesquels elle s'obstine ; elle doit enfin ouvrir non une « concertation » vide de sens mais une négociation effective avec les principaux acteurs .Cette négociation doit prendre tout le temps nécessaire, sans faux fuyants.


Le PCF appuie totalement le mouvement actuel des universitaires des chercheurs et des étudiants ; il prend et prendra toutes les initiatives nécessaires à la construction de l'alternative de gauche dont le pays a maintenant un urgent besoin.


Parti communiste français

Paris, le 3 février 2009.

Publié dans France - Europe

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