Sommet social : la démocratie salariale est la première mesure à prendre

Publié le par PCF Paris 14

Depuis plusieurs mois, la crise provoquée par les financiers n’en finit pas dégrader l’économie mondiale. Le chômage s’ajoute à la vie chère et à l’absence de perspectives d’amélioration dans un futur suffisamment proche. Il faut une rupture radicale.


Moraliser le capitalisme ? D’abord démocratiser les entreprises !


Pour le Président de la République, il suffirait de « moraliser » le capitalisme pour refonder l’économie. Pour lui, la crise est donc due à l’existence de personnes « mauvaises », mais dès lors qu’elles auront été punies, tout ira mieux. C’est faire l’impasse sur les causes réelles de la crise. Le passage du « capitalisme managérial » (Galbraith) au « capitalisme actionnarial » a conduit à une financiarisation de l’économie. La priorité du capitalisme aujourd’hui est de rémunérer aux mieux les actionnaires, quitte à sacrifier l’entreprise et ses salariés. La part de l’investissement et des salaires dans la richesse créée est en diminution constante depuis 20 ans au moins.


Le Président nous parle d’habitude de « réformes structurelles », quand il veut taper sur les salariés et favoriser ses amis du Medef responsables de la crise. Mais aujourd’hui, il ne veut que des « ajustements conjoncturels ». Nous voulons nous des réformes structurelles. Et la première consiste à réviser le partage entre le capital et le travail. Il va de soit qu’il n’y a pas de règle applicable à toutes les entreprises de manière uniforme. Tout dogmatisme conduirait à la destruction de notre tissu économique. C’est pourquoi le Parti communiste revendique traditionnellement la démocratie salariale.


Démocratie salariale, salaires rehaussés, services publics revalorisés


L’idée est que l’association des salariés à la prise de décision évite bien des erreurs. Qui connaît mieux son entreprise que celui qui y travaille ? Sûrement pas les actionnaires, qui se contentent de regarder les cours de la bourse. Les salariés doivent avoir leur mot à dire, car ce sont les premiers à prendre des risques : si l’entreprise va mal, c’est eux qui sont licenciés, pas les actionnaires, et rarement les patrons. Les salariés sont donc, en raison de leur situation précaire dans l’entreprise, les premiers à vouloir qu’elle aille bien et donc à vouloir une meilleure répartition des bénéfices, au profit de l’investissement et des salaires.


Bien entendu, il faut aussi – et non pas seulement – des mesures conjoncturelles. La part des salaires dans la richesse créée est retombée à son niveau des années 50 ! Il est urgent d’augmenter de manière massive les salaires que le patronat a réussi à compresser grâce à la crise des années 1970, sans jamais les (r)amener à leur juste niveau. Réglementer les banques, bloquer les loyers et revaloriser les services publics sont des priorités en ces temps de vie difficile pour l’ensemble de la population (ou presque). Il serait fâcheux que le Président continue à se payer la tête des Français, auxquels il n’a cessé de mentir depuis son élection. Si la grève dure en Guadeloupe, et prend un tour violent, c’est avant tout à cause de l’autisme de Nicolas Sarkozy et de ses ministres.

Publié dans France - Europe

Commenter cet article