Réponse au Nouveau Parti Anticapitaliste

Publié le par PCF Paris 14


Lancé le 9 mars dernier au Zénith devant plus de 6 000 personnes, le Front de Gauche, vise à rassembler l'ensemble des forces qui entendent promouvoir une véritable politique de gauche, les acteurs et actrices  du mouvement syndical, social, altermondialiste et associatif qui sont disposés à s'engager dans cette démarche, les citoyens et citoyennes qui partagent une ambition : exprimer avec force et dans la clarté quelle politique ils entendent sanctionner et quelle Europe ils souhaitent construire.

 

Il se compose aujourd’hui de trois partis politiques, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire. Il est soutenu par des citoyens non engagés dans un parti, des associations, des journalistes, des universitaires, des syndicalistes, des responsables de partis non adhérents au Front de gauche, tous ayant fait le choix à titre individuel de s’investir dans la campagne.

 

Or le NPA, par la voix de son porte-parole Olivier Besancenot, et grâce à sa médiatisation, ne perd pas une occasion d’attaquer ceux qui ont fait le pari de l’unité à gauche, au détriment des ambitions personnelles. Comment justifie-t-il son refus de participer à un Front populaire de gauche ? Par le fait que ce Front uni ne serait prévu que pour les élections européennes, et que ses composantes, Parti Communiste en tête, sont accusés de vouloir retourner à des alliances avec le Parti Socialiste dès les régionales de 2010.

 

Que répondre ?

 

En premier lieu que la porte n’a jamais été fermée au NPA, comme le prouve le ralliement au Front de Gauche d’une de ses composantes : la Gauche Unitaire. Ce refus est la pleine responsabilité du Parti Anticapitaliste et de son leader. Il a joué sur les mots pour faire passer le choix de la divison que ses électeurs n’auraient pas compris autrement. Il en masque les vrais raisons : l’incapacité de la LCR, faussement élargie, à s’ouvrir aux autres partis de gauche, et le choix d’une stratégie de lutte floue et inefficace, naviguant entre antiparlementarisme nauséabond et participation biaisée au jeu démocratique. 

 

Ensuite que l’existence du Front de Gauche doit être conditionnée à une réelle assise populaire. Et seul le suffrage, en premier lieu les élections européennes du 7 juin, peuvent lui donner cette assise. Refuser de s’unir pour ses élections au faux prétexte que l’unité doit être plus durable, est non seulement contraire à toute logique, mais aussi une erreur politique faisant le jeu de la droite, et un mensonge dont seul le NPA sera comptable vis-à-vis du peuple de gauche.

 

Enfin que le Parti Communiste se refuse à cette vision sectaire et simpliste de la vie politique. Il n’y a pas de contradiction à proposer d’une part, un programme unitaire pour les élections européennes, refusant la libéralisation brutale, réaffirmant le non à la constitution et au traité de Lisbonne, défendus par le Parti Socialiste, et à envisager d’autre part des accords à l’échelon locale, afin de pouvoir peser et favoriser  logements sociaux, maintien des services publics et de la solidarité. Par cette recherche de l’efficacité politique, en accord avec des convictions fortes, le Parti Communiste Français se montre responsable, et digne de la confiance que ses électeurs placent en lui.

 

M.V
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