Elle court, elle court la sécurité… la sécurité de Sarkozy

Publié le par PCF Paris 14

Voilà que réapparaît à point nommé l’insécurité. L’offensive idéologique a cette fois plusieurs buts : tout d’abord évacuer la question des élections européennes et le risque de vote sanction pour l’UMP, ensuite masquer le bilan économique et social catastrophique du gouvernement, enfin retourner sur le terrain de chasse de l’extrême droite et d’y battre le rappel des éventuels déçus du sarkozisme.

 

Fort de l’appui d’une partie de la presse (Le Figaro du 16 avril 2009) et profitant d’un déplacement à Nice, le 21 avril dernier, Nicolas Sarkozy fait son show. Oubliant que depuis 2002, il a été à deux reprises ministre de l’Intérieur et qu’il a endossé le costume de président de la République depuis 2007, il se scandalise des mauvais chiffres de la délinquance. Deux mesures sont annoncées :  

 

  • Tout d’abord un projet de loi sur les bandes organisées, qui devrait punir de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende quiconque fait partie « en connaissance de cause », d'un groupement, «même formé de façon temporaire», dès lors que cette bande «poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens ».  

 

  • Un projet de décret, ensuite, pour faire interdire le port d'une cagoule ou d'une capuche servant à dissimuler les traits du visage lors des manifestations de rue. Manifester le visage dissimulé pourrait valoir une contravention de 1500 euros (3000 euros en cas de récidive dans un délai d'un an).

 

On le voit, le floue des formules, rendrait ces projets risibles s’ils ne laissaient planer une menace supplémentaire sur les libertés individuelles, créant un délit de mauvaise fréquentation sur le modèle de la législation antiterroriste, laissant aux forces de l’ordre une latitude supplémentaire pour légitimer leurs brutalités et arrestations arbitraires.

 

Il convient plus que jamais, comme l’a toujours fait le Parti Communiste, de s’opposer résolument à la dérive sécuritaire que nous impose les gouvernements de droite depuis des années. Il ne faut pas évacuer la seule question à la base des maux de notre société : celle des inégalités sociales, maintenues par une classe accaparant pouvoirs politiques et économiques, et synonyme d’une injustice brisant sans pitié les plus faibles.

M.V

Publié dans France - Europe

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