Royal: elle n'a pas d'idées, mais elle a des sondages

Publié le par PCF Paris 14

Article du journal Le Monde
Les carnets de note dont ne se sépare jamais Ségolène Royal en avaient sans doute gardé la trace. Le 12 mars 2005, la 14e Journée du livre politique organisée à l'Assemblée nationale s'était penchée sur la question "Qu'est-ce qu'une nation ?", en présence de nombreux experts et élus - dont la candidate à l'investiture présidentielle du PS. Elle y présidait une table ronde.
Un sondage TNS-Sofres, réalisé pour l'occasion auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 personnes, avait classé par ordre de préférence les "meilleurs symboles" de la nation française. En tête des réponses venaient le drapeau tricolore cité par 45 % des sondés, puis le système de protection sociale (24 %) - à égalité avec La Marseillaise.
Cette enquête a largement inspiré Mme Royal qui, pour sa déclaration de candidature à l'investiture présidentielle du PS, le 29 septembre à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), avait choisi le thème de la nation. "Le drapeau et la Sécurité sociale, l'emblème de la République et les outils de la solidarité, voilà ce qui cimente en premier lieu l'appartenance commune", avait-elle lancé.
Son discours appuyé sur le social et le national, prononcé dans une ville "symbole", qui "devait être, soulignait alors la candidate, le laboratoire de l'extrême droite et fut la révélation de son incompétence haineuse", a nourri les critiques de ses rivaux.
Ces critiques ont redoublé après la position prise par Mme Royal, mercredi 11 octobre, sur l'élargissement de l'Union européenne à la Turquie : "Mon opinion est celle du peuple français." Accusée de suivre l'opinion, la candidate, en visite à La Réunion, jeudi, a répondu : "Un chef d'Etat moderne, c'est aussi un chef d'Etat qui fait confiance au peuple. Je n'ai pas peur du peuple."
Isabelle Mandraud, Le Monde

Publié dans France - Europe

Commenter cet article