Logement: situation alarmante selon la Fondation l'Abbé-Pierre

Publié le par PCF Paris 14

Qu'on soit un étudiant logé dans le privé, ou un ménage à revenu modeste vivant en habitation à loyer modéré (HLM), il est de plus en plus difficile de faire face aux dépenses du logement chaque mois.
Dans une étude publiée lundi 16 octobre à la veille de la Journée mondiale du refus de la misère et consacrée aux dépenses de logement, la Fondation Abbé Pierre cite en exemple le cas d'un étudiant louant un appartement dans le secteur privé pour un loyer de 495 euros par mois.
Son "taux d'effort net", c'est-à-dire la part de revenu qu'il doit sortir de sa poche pour son logement -après perception d'une allocation logement-, est de 55%. "Son 'reste-à-vivre mensuel', hors dépenses de logement, s'élève alors à 126 euros ce qui, une fois qu'il a acheté le minimum vital, ne lui permet plus de payer ses charges", explique l'organisation caritative.
Conséquence, "des travailleurs sociaux doivent lui octroyer régulièrement des secours sous peine de résiliation de son bail".
Autre exemple, celui de ce couple sans enfant, logé en HLM. L'un des deux est au chômage et le ménage touche 1.400 euros par mois, soit 1 à 1,5 fois le SMIC, somme trop élevée pour pouvoir bénéficier d'une Aide personnalisée au logement (APL).
"Leurs loyer et charges locatives se montent à 405 euros, tandis que leurs autres charges (EDF, assurance, téléphone, redevance, etc.) atteignent les 310 euros", explique la Fondation.
Leur "reste-à-vivre", hors dépenses de logement, s'élève ainsi à 685 euros. "Ce reste-à-vivre a priori 'suffisant' est cependant fortement amputé par le remboursement de crédits (454 euros/mois) qui avaient été contractés pour s'installer (achat de meubles et d'électroménager) alors que tous les deux avaient un emploi", souligne la Fondation.
Le "reste-à-vivre", une fois déduit ce crédit à la consommation, n'est donc plus que de 230 euros par mois, soit 3,83 euros par jour et par personne.

Publié dans Un toit pour tous

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