Noos: des centaines des licenciements programmés

Publié le par PCF Paris 14

La direction de l’opérateur UPC-Noos souhaite supprimer les deux tiers des emplois de l’entreprise, soit un millier de postes sur 1450. Elle aggrave ainsi la logique entamée il y a un an et demi quand 692 emplois de Noos ont été supprimés, lors de son rachat par UPC.
Paris est particulièrement touché puisque sur les 580 postes du site de Bercy Village 420 seront supprimés et les 160 restants déménagés. On assiste à un véritable saccage des entreprises du câble qui s’accompagne d’un recours croissant à la précarité, la sous traitance, les délocalisations vers des pays où le droit social est faible voire inexistant et d’un mépris total du droit du travail.
L’absence de projet de développement industriel et les choix de la direction uniquement motivés par la rentabilité financière et les dividendes versés aux actionnaires sont à l’origine du désastre actuel. Cet état de fait engendre une dégradation continuelle du service fourni aux clients par cette entreprise et est malheureusement emblématique d’une logique spéculative dont la privatisation de France Télécom a été un moment fort. Sont ainsi sacrifiés des milliers de vies de salariés souvent jeunes, préoccupés par leur emploi et parties prenantes de propositions améliorant le service rendu aux clients.
 Par conséquent sur proposition de Jacques Daguenet, Nicole Borvo et des élu-e-s communistes, le Conseil de Paris ont fait adopter un voeu au Conseil de Paris qui exige que le Maire de Paris agisse auprès du ministre délégué à l’emploi et à l’insertion des jeunes en faveur de la mise en place d'une table ronde réunissant les élus, les dirigeants de l’entreprise UPC Noos, les représentants des salariés et leurs organisations syndicales, la direction départementale du travail et de l’emploi ainsi les représentants des préfectures de Paris et d’Ile de France pour empêcher les suppressions d'emplois.

Publié dans 14ème - Paris

Commenter cet article