Plus qu’une nécessité… le logement est un droit

Publié le par PCF Paris 14

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Lors des Etats généraux du logement à Ivry, initiée par l’ANECR, association des élus communistes et républicains, avec le PCF et le PG, de nombreux acteurs du mouvement social, architectes, acteurs du mouvement HLM, etc. ont débattu pour faire le bilan de la situation du logement en France, pour dégager des perspectives solidaires, à la hauteur des urgences, à la hauteur d’un Etat de droit.


Feu rouge pour le logement solidaire

Tous les clignotants sont au rouge. La politique gouvernementale tend à favoriser les ghettos, à diviser en tranches concurrentes ceux qui peuvent encore se loger et ceux qui ne le peuvent plus. L’Etat fait tout pour remettre en cause les principes de solidarité du mouvement HLM, pour mieux conformer la France aux orientations libérales de l’Union européenne. Le 1% au logement est vidé de son contenu. La part de l’Etat dans le coût de la création d’un logement HLM devient une vue de l’esprit (1 000 euros pour un logement de 150 000 euros), pour ne citer que ces exemples symboliques. Le nombre de mal logés et de sans logis explose. Dans ces conditions, il n’y a pas d’autre solution que de renforcer la résistance contre la politique gouvernementale d’une part et de construire un nouveau projet politique du logement en France.


Associer urgence et alternative

La création d’un service public du logement, de l’habitat et de la ville, avec un pôle financier appuyé sur la caisse des dépôts et consignations, d’une agence nationale foncière et décentralisée au niveau des régions pour lutter contre la spéculation du sol, d’outils publics et démocratiques dont la mission serait une gestion locale du droit au logement, avec les élus locaux, les représentants des salariés et des usagers, avec de nouveaux droits de décision et de contrôle dans les conseils d’administration, autant de propositions novatrices à appliquer.

Sur ces questions, deux conceptions de la société s’affrontent, celle du tout propriétaire soumis aux lois du marché et de la spéculation des biens et celle du partage, de la mixité sociale et de la solidarité, que l’on soit propriétaire ou locataire de son logement.


Contre la double peine du capital, la double mobilisation

Le Samedi 13 mars, à Paris, aura lieu une manifestation organisée par la CNL, le DAL et bien d’autres organisations pour imposer des mesures d’urgence pour les mal logés ou les pas logés du tout. Nul doute que le rapport de force à créer sur ce sujet pour le moins sensible de notre société est urgent, avec son prolongement incontournable, un bon score du Front de Gauche aux élections régionales le 14 mars prochain.

Y.H

Publié dans Un toit pour tous

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