Front de Gauche pour nos régions : c'est parti!

Publié le par PCF Paris 14

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Front de gauche : l'impatience de mener campagne

Pari réussi pour le Front de gauche qui a réuni 4 000 personnes hier à Paris, au Palais des congrès. Toutes les formations et coalitions en lice pour le scrutin du 14 mars prochain étaient présentes. L’élargissement a été salué par tous les participants.

Le Palais des congrès archicomble, où 4 000 personnes avaient pris place, l’ambiance combative, l’aspiration à l’unité, mot souvent scandé alors que s’agitaient les drapeaux du PCF et du Parti de gauche, le premier meeting du Front de gauche pour les élections régionales avait retrouvé les accents des plus grands rassemblements de la campagne des élections européennes. À cette nuance près qu’il s’agissait, hier à la porte Maillot, de la toute première réunion publique, non seulement du Front de gauche, mais de toutes les formations et coalitions en lice pour le scrutin de mars. Le rassemblement, animé conjointement par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité, et Raquel Garrido, membre de la direction du Parti de gauche, a vibré à nouveau dans un élan solidaire en accueillant les salariés immigrés en lutte pour leur régularisation, ou avec la population de Gaza. Il a exprimé une volonté d’articuler la campagne avec les mouvements sociaux les plus larges, comme en a témoigné l’accueil chaleureux réservé à Didier Dreyfuss, de l’Appel des appels. Pari gagné de l’unité renouvelée pour les partis et les militants qui fondèrent le Front de gauche, fin 2008. Jean-Luc Mélenchon, qui au cours des discussions avait avancé sa candidature en Île-de-France, a félicité et fait applaudir Pierre Laurent, investi tête de liste. Mais le Front de gauche a gagné aussi le pari de l’élargissement. Christian Picquet, de la Gauche unitaire, qui mènera la liste en Midi-Pyrénées, a mesuré le chemin parcouru depuis le premier meeting au Zénith, le 8 mars 2009. De nouveaux visages, de nouvelles voix ont rejoint la gauche qui ne renonce pas, dont, s’en félicite Christian Picquet, « de nombreux camarades du NPA  », en dépit de l’attitude de sa direction.

avec comme maîtres mots Unité, solidarité

Les listes du Front de gauche sont unies autour d’engagements clairs. « Rien avec le Modem », ont réaffirmé Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent. Le président du PG a critiqué les listes Europe Écologie  : « Le capitalisme vert, c’est de la foutaise  !  » Le discours de Marie-George Buffet fut particulièrement mordant à l’égard de « la bande du Fouquet’s  ». La secrétaire nationale du PCF a exigé que l’on traite les chômeurs en fin de droits comme on a traité les banques, n’hésitant pas à manier l’humour, comparant Nicolas Sarkozy à un « boxeur dentiste qui voudrait vous vendre un dentier après vous avoir démoli le portrait  ». La dirigeante communiste a lancé un appel aux ouvriers, aux chercheurs, aux professeurs d’université à partager l’espoir d’une gauche qui gagne. La campagne est donc lancée et Pierre Laurent a fustigé la chef de file de l’UMP, Valérie Pécresse, « qui a déjà mis à feu et à sang l’université et la recherche  ». « Ce serait une folie de lui laisser les clés de la région, ce n’est pas de plus de concurrence dont a besoin notre région  », a-t-il déclaré à propos du Grand Paris, « ou plutôt du Paris des actionnaires, mais de plus de solidarité  », avant de détailler les propositions du Front de gauche pour l’Île-de-France. Unité, solidarité, ces maîtres mots de ce lancement d’une campagne que chacun, hier, avait hâte de mener…

Jean-Paul Piérot (in l'Humanité du 11/01/2010)


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