Le 12 octobre, on manifeste à Paris!

Publié le par PCF Paris 14

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Sarkozy, ta réforme c'est toujours non !

 

 

Le samedi 2 octobre, plus de trois millions de personnes ont une fois de plus manifesté partout en France. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy se trouve de plus en plus isolé avec 71% des Français opposés à sa réforme. Mais il faut taper encore plus fort pour qu’enfin la majorité retire son projet de loi. La mobilisation doit être maintenue jusqu’à la victoire. D’où l’importance de la journée de grève et de manifestations du 12 octobre à l’appel des syndicats.

 

Contrairement à ce que veut nous faire croire le président de la République, cette réforme injuste n’est pas inéluctable et d’autres solutions existent pour le financement de notre système de retraite par répartition. Ces solutions passent par une hausse des salaires, des pensions et de l’emploi et par une contribution plus forte du capital. Mais cela implique alors de s’attaquer à un système inégalitaire où un petit nombre d’actionnaires accumulent les richesses au détriment du plus grand nombre qui travaille dur pour un revenu de moins en moins élevé.

 

Les discours fatalistes cherchent à faire croire aux Français qu’une seule politique est possible, suggérant que chacun est coupable de la situation difficile qu’il traverse. En réalité, deux projets de société antagoniques s’affrontent : celui d’une société plus humaine où vie décente et repos après une vie de travail sont des droits et celui d’une société d’exploitation effrénée des travailleurs jusqu’à leur mort dans la pauvreté. Comment un retraité pourra-t-il payer son logement, ses médicaments et ses transports s’il ne dispose pas d’une pension suffisante ? Les salariés doivent-ils se saigner pour accéder aux assurances privées ?

 

A l’inverse de ses slogans de campagne, le président de la République cherche à imposer de travailler plus pour toucher moins… de pensions. C’est donc un véritable recul de civilisation qu’implique cette réforme. Et si ces reculs subsistent malgré les résistances populaires, le gouvernement pourra se préparer de nouvelles attaques contre la protection sociale comme dans le domaine de la santé.

 



 

La retraite à 60 ans à taux plein

n’est pas négociable : elle est un droit !

 

Mardi 12 octobre 2010

Manifestation à 13h30

départ de Montparnasse

 

Point de rendez-vous du 14ème arrondissement pour rejoindre

la manifestation : à 13h15 à l’angle de la rue Daguerre et de l’avenue du Général Leclerc

 

 

Le gouvernement nous ment

sur les retraites !

 

 


 

La réforme est juste dans l’effort demandé : FAUX !

 

La réforme du gouvernement c’est prendre toujours plus au travail.

 

La part des salaires dans la valeur ajoutée a chuté en France de près de 10% entre 1983 et 2006, soit près de 100 milliards d’euros par an qui bénéficient au capital plutôt qu’au travail.

 

Le taux des cotisations patronales n’a pratiquement pas augmenté depuis 1979. Il a même diminué avec les exonérations de charges !

 

Aujourd'hui, on part à la retraite en ayant cotisé en moyenne pendant 37 ans et demi, et c'est encore moins pour les femmes. La moitié des personnes qui partent à la retraite ne sont déjà plus au travail.

 

Allonger la durée de cotisation ou reculer l’âge de départ pour avoir une retraite à taux plein reviendra donc à diminuer les pensions, comme on le voit déjà depuis les réformes Balladur de 1993. La réforme qu'on nous propose a donc un but évident : favoriser la capitalisation individuelle pour ceux qui le peuvent… Et pour les autres ? 

 

La réforme ne défavorise pas les femmes : FAUX !

 

Pour les femmes, le droit à la retraite est bafoué, puisque leurs minces retraites ne leur permettent pas l’indépendance économique et sociale prévue par ce droit. En effet, l’écart entre les retraites des femmes et celle des hommes est actuellement de 38%. Parce que les lois qui imposent l’égalité des salaires sont contournées, mais surtout parce que les parcours professionnels des femmes sont fréquemment interrompus et qu’elles travaillent, plus que les hommes, à temps partiel.

 

Les femmes ne perçoivent pas de salaire, et donc ne cotisent pas, quand, faute de crèches, elles gardent à la maison 47% des enfants de moins de 4 ans et assument 80% des tâches domestiques, ainsi que 80% des soins non rémunérés aux personnes. La contradiction entre l’importance du rôle social des femmes et l’insuffisance des revenus que la loi alloue aux retraitées est insupportable.

 

Or, le projet de loi, en allongeant la durée de cotisations pour obtenir une pension à taux plein renforce encore cette situation injuste.

 

 

La réforme est déjà appliquée chez nos voisins : FAUX !

 

En Allemagne, le départ à taux plein s’effectue avec 35 ans de cotisations, le chômage et le temps de formation étant pris en compte. L’âge de départ est actuellement de 65 ans mais la moyenne réelle de départ se situe autour de 63 ans.

 

En Italie l’âge de départ varie de 57 à 65 ans avec 35 ans de cotisations pour le taux plein. Il est à 60 ans pour les femmes.

 

En Grande-Bretagne, ou le système par capitalisation et les fonds de pension sont frappé de plein fouet par la crise financière, l’âge légal de la retraite est de 65 ans. La réforme est bien plus progressive : elle envisage d’augmenter progressivement cette limite à 66 ans en 2030, à 67 ans en 2040 et enfin à 68 ans en 2050. En ce qui concerne les femmes, l’âge légal est actuellement de 60 ans. Il sera porté à 65 en 2020.

 

Enfin sur le plan démographique, il est bon de rappeler l’exception française en Europe : avec 2,08 enfants par femmes (2008), le remplacement des générations est assuré. 

 



Prochaine réunion du Comité retraites Paris 14 :

Jeudi 14 octobre à 19h30 au 32, rue Saint-Yves (métro Alésia)

Pour nous contacter : comiteretraitesparis14@yahoo.fr

 

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