retraite à 60 ans: la bataille continue!

Publié le par PCF Paris 14

cartoon retraites

 

Hier, des milliers de personnes se sont rassemblées sous les colonnes de l'Assemblée Nationale pour protester contre le vote indigne de la contre-réforme des retraites.

A l'heure où 71% des Français estiment que la politique économique du gouvernement est mauvaise, les députés ont bataillé dans un hémicycle encerclé par des centaines de CRS.

 

Afin de faire comprendre aux élus de la droite que la représentation nationale, qui est censée être incarnée par le Parlement, devait avoir un sens, et qu'il n'était pas démocratique de voter un texte aussi massivement rejeté, les députés de gauche, à l'initiative du groupe communiste, ont revêtu leur écharpe tricolore durant toute la séance.

 

A 13h, les députés et sénateurs communistes ont rejoint la manifestation sous les applaudissements. Plus tôt dans la matinée, le président de l'Assemblée Nationale n'avait pas hésité à outrepasser la loi pour les empêcher d'expliquer oralement leur vote et donc d'apporter des arguments en faveur d'une autre réforme.

 

Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes explique ainsi au journal l'Humanité, ce qui s'est passé en séance:

 

"Le vote émis mardi l'a été à l'issue d'un débat qui est un modèle de déni de démocratie. La décision scandaleuse, voire anticonstitutionnelle, de la présidence de l'Assemblée Nationale de priver les parlementaires de leur droit à la parole pour passer au vote dans la précipitation est un aveu de faiblesse du pouvoir. Le règlement de l'Assemblée est très clair: chaque député a le droit d'expliquer son vote à la fin de la discussion. Les plus de 160 députés qui en avaient fait la demande exerçaient leur droit le plus strict, parce qu'ils sont élus par le peuple et parce que le règlement les y autorise. C'est ce droit qui a été bafoué, par la même majorité qui avait pourtant fait voter ce règlement. Comme celui-ci les dérange aujourd'hui, ils le détournent, toute honte bue. Mais l'adoption par la majorité présidentielle de ce projet de casse des retraites ne siffle pas la fin de la partie, au contraire. Les manoeuvres pitoyables de la présidence de l'Assemblée pour enpêcher la libre parole des parlementaires n'y changent rien. Le texte adopté est unanimement rejeté par les organisations syndicales. Au sénat, où le texte doit maintenant être examiné, les élus communistes pourront s'appuyer sur un mouvement populaire, qui, j'en suis convaincu, devrait encore grandir. Durant le débat à l'Assemblée, les députés communistes ont montré qu'une autre réforme des retraites est possible, grâce à une autre répartition des richesses, pour garantir la retraite à soixante ans, sans allongement des cotisations ni décote."*

 

Face au mépris insupportable du peuple et de sa représentation exercé par l'UMP, une autre République doit voir le jour. C'est un projet indispensable à construire ensemble.

 

Quant à la question des retraites, le combat est plus que jamais d'actualité. Ce n'est pas parce que l'Assemblée a voté la loi (avec 14 abstentions ou votes contre à droite, tout de même) que nous devons nous arrêter. Au contraire, c'est à présent que la pression doit être la plus forte sur le gouvernement pour l'obliger à renoncer à sa casse sociale, comme nous l'avons par le passé obligé à renoncer au CPE (2006) ou au SMIC-jeune (1994) qui avaient aussi été votés par l'Assemblée.

 

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, l'a répété hier:

"Il ne suffit pas de soutenir, il faut participer à votre tour!"

 

RENDEZ-VOUS PLACE DE LA BASTILLE A 13h.

LE 23 SEPTEMBRE !

RDV DU 14è A 12h30 PLACE DENFERT-ROCHEREAU

 

 

 

 

*Propos recueillis par Sébastien Crépel pour l'Humanité du 16/09/2010.

 

 

 

 

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