Depuis le 15 février 2008, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers sont en grève. Répartis dans 30 entreprises sur 12 sites en Île-de-France, ils demandent à ce que leurs droits soient enfin reconnus.
Un combat contre une injustice sociale
Ils préparent nos repas dans les restaurants parisiens, ils nettoient nos villes, ils construisent nos maisons. Ils font tous les travaux ingrats que les autres ne veulent plus faire. Ils payent leurs impôts, cotisent aux caisses d’assurance maladie, de retraite, aux ASSEDIC. Mais s'ils tombent malade, ils ne perçoivent rien. S'ils se retrouvent sans emploi, ils ne touchent rien. Quand ils auront atteint l’âge de la retraite, ils ne pourront en bénéficier. Ils créent de la richesse et participent à la solidarité nationale, mais ils n'ont aucun droit, parce qu'ils n'ont pas de papiers.
La double peine du travailleur sans-papiers
Ne pas avoir de papiers, c’est aussi avoir la peur au ventre. Les patrons font du chantage. Les enfants sont arrêtés à la sortie de l’école. La police poursuit sa traque jusqu’aux portes des Restos du Cœur. On vous met dans un charter en moins de deux. Pour vous renvoyer vers un pays où on meurt de faim. Où des entreprises françaises refusent de payer les salaires. Où l’armée peut vous assassiner. Tout ça sur fond d’hommage à Aimé Césaire !
Les communistes avec tous les travailleurs en lutte
Les travailleurs sans-papiers mènent un combat très courageux et très risqué. La CGT les soutient, mais ils ont besoin de la solidarité de tous. Il est plus que temps de mettre l’Homme au centre de la société, et d’arrêter d’être les esclaves du CAC40. Il est temps de mettre fin à l’exploitation et à la xénophobie. Les élus communistes se battent depuis des années pour que les sans-papiers puissent avoir les mêmes droits que les autres citoyens. Comme le réclame le syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, il faut régulariser ces travailleurs au plus vite.
Dans plus de 30 entreprises regroupées sur 12 sites en Île de France, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers sont en grève depuis le 15 février 2008. Ils font tourner notre économie dans des métiers dits « sous-tension », comme la restauration, le nettoyage ou l’hôtellerie. Comme tous les salariés, ils payent leurs impôts et les cotisations aux caisses d’assurance maladie, retraite, Assedic.
Tout cela sans jamais pouvoir bénéficier de rien. Ils sont exploités et condamnés à se taire dans la crainte d’être licenciés, dénoncés et conduits vers des centres de rétention pour être expulsés. Ils demandent donc leur régularisation, et celle des milliers de sans-papiers qui sont dans la même situation.
La CGT est à leur côté, et les épaule dans leur courageux combat. Le Parti communiste soutient les actions menées par la CGT. Aline Arrouze, conseillère de Paris du 14ème, s’est rendue samedi 19 avril devant le restaurant Chez Papa de la rue Gassendi, pour témoigner de l’attachement de la République aux droits de tous les salariés. Parce que les droits de l’Homme ne connaissent pas de nationalité, nous devons tous les soutenir, et exiger au plus vite leur régularisation.
Une ressortissante béninoise en voie d'expulsion après le décès de son conjoint français. Face à cette situation injuste, nous devons nous mobiliser avec le MRAP, et affirmer notre solidarité.
Elisabeth, resssortissante béninoise, se marie avec Claude, ressortissant français le 16 octobre 2005 et obtient un titre de séjour temporaire « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de français.
Ce titre de séjour est renouvelé une première fois au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre 2007.
Elisabeth, qui vient de déposer une nouvelle demande de renouvellement de son titre de séjour, informe l'administration de ce décès. Trois semaines plus tard, elle reçoit un refus de séjour accompagné d'une mesure d'éloignement. Le préfet de l'Indre -et-Loire lui écrit que « m ême si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l?administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ».
Elisabeth est parfaitement intégrée en France. Elle est titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.
Jeudi 3 avril, elle a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.
Elisabeth a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi du 3 par le Juge des Libertés. Mais son expulsion, qui reste en vigueur, doit intervenir dans les prochains jours.
Nous, signataires de la présente pétition, nous associons aux Amoureux au ban public :
- pour refuser que des étrangers mariés à des ressortissants français soient expulsés après le décès de leur conjoint au mépris des principes élémentaires d'humanité et de justice.
- pour exiger la libération immédiate d'Elisabeth et le renouvellement de son titre de séjour
- pour dénoncer la politique d'éloignement aveugle et inhumaine du gouvernement
Signez la pétition ( http://placeauxdroits.net/petition/?petition=26), diffusez-la et écrivez au Préfet (voir ci-dessous)
Urgent!!
Ecrivez au Préfet de l'Indre-et-Loire
pour demander la libération et la régularisation
d'Elisabeth
et pour exprimer votre indignation!!!
patrick.subremon@indre-et-loire.pref.gouv.fr
etrangers@indre-et-loire.pref.gouv.fr
Fax Préfecture : 02 47 64 0405
Modèle de lettre
Monsieur le Préfet,
Je me permets d'attirer votre attention sur la situation de Mme Elisabeth GUERIN, une ressortissante Béninoise dont vous avez décidé l'éloignement au mois de novembre 2007 à la suite du décès de son conjoint français, M. Claude GUERIN.
Elisabeth et Claude se sont mariés en France le 16 octobre 2005. A la suite de ce mariage, Elisabeth a obtenu un titre de séjour « vie privée et familiale » qui a été renouvelé au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude GUERIN découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre 2007. Après avoir été informé par Elisabeth de ce décès, vous avez pris la décision de ne pas renouveler son titre de séjour et de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français au mois de novembre 2007. Dans le courrier que vous lui avez adressé, vous soutenez que « même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l?administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ». Jeudi 3 avril, Elisabeth a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention. Elle a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi par le Juge des Libertés.
Nous vous demandons par le présent courrier de revenir sur vos décisions et de permettre à Elisabeth de poursuivre légalement sa vie en France. Et il nous paraît inhumain de l'obliger à quitter le pays dans lequel est enterré son époux et dans lequel elle a reconstruit sa vie. Elisabeth est en effet titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.
En attendant une réponse positive de votre part, veuillez agréer, Monsieur le préfet, mes salutations respectueuses.
La France c'est tous ceux qui y vivent
La xénophobie d'Etat tue les droits de tous
Français, immigrés égalité - solidarité !
*Une politique qui nie les droits fondamentaux*
L'acharnement de ces dernières années contre les étrangers est impressionnant. Pas moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des étrangers installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur statut juridique : attaques contre l'aide médicale d'Etat, tests ADN, multiplication des restrictions du droit d'entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation drastique du regroupement familial.
Le gouvernement impose une vision utilitariste de l'immigration. Après avoir établi des listes restrictives de métiers discriminant travailleurs provenant de l'UE et travailleurs du reste du monde, il a l'intention de modifier la Constitution au printemps pour introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les expulsions,
il veut créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers. Il souhaite faire adopter à l'échelle européenne une disposition rendant impossible à l'avenir toute opération de régularisation d'envergure.
Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français, surtout sur ceux d'origine étrangère. Pour chacun(e) des sans papiers piégé(e)
par des contrôles d'identique iniques au faciès, combien d'étrangers en règle ou de Français « issus de l'immigration » se voient humilier quotidiennement ? Combien d'étrangers se voient refuser, pendant de
longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre avec leurs proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la malveillance tatillonne des préfectures ? Combien d'étrangers et de Français se voient refuser le droit d'épouser la femme ou l'homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ?
*Une politique du chiffre qui tue*
Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et
gendarmes pour qu'ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d'enfermement aux frontières de l'Europe... Chaque jour la descente dans l'ignominie s'accélère. Cet acharnement répressif brise et
tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades...)
Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d'infrastructures
(transports ferroviaires, portuaires et aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l'aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n'étaient plus obligés de se cacher et n'étaient plus tenus d'accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d'euros dans les caisses de la protection sociale.
*Une politique qui réprime la solidarité*
<http://www.contreimmigrationjetable.org/IMG/pdf/2008-04-05_affiche.pdf>
Le gouvernement s'efforce d'entretenir un climat de suspicion et de peur à l'égard des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité, multiplication des poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux et des inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.
Afin d'aligner par le bas les droits sociaux, il fait le choix de la division : le pouvoir oppose Français et étrangers en agitant le mythe de l'invasion de la France, il oppose les bons immigrés intégrés aux mauvais immigrés, les étrangers en situation régulière aux sans-papiers, comme il oppose les salariéEs du privé à ceux et celles du public...
*Une politique qui instrumentalise l'immigration au profit d'une politique antisociale et liberticide*
Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l'opinion des vrais problèmes : pouvoir d'achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations....
Cette politique qui fait système est aujourd'hui notamment incarnée par le ministère de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement. Elle présente les étrangers comme une menace
pour « l'identité nationale ». Cette conception s'inspire d'une philosophie nationaliste et d'extrême droite. Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté,
d'égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine. Elle donne de la France l'image d'un pays qui se replie de plus en plus sur lui-même.
Nous refusons cette politique ultra-libérale de casse du code du travail et salarial, dont les émigrés sont les premières victimes. Nous refusons cette politique européenne dictée par le patronat européen pour une
« immigration choisie », permettant in fine cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des filières d'immigration de travail.
La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la civilisation et de la démocratie.
*Ce projet de société n'est pas le nôtre !*
*La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :*
* La suppression du ministère de « l'identité nationale »,
* L'arrêt de la chasse aux sans-papiers, l'arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention,
* L'arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,
* L'abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,
* L'abandon des projets gouvernementaux sur la justice d'exception et les quotas,
* La mise en oeuvre d'une autre politique européenne, à l'opposé de l'Europe forteresse,
* Le droit au logement, à la santé, à l'éducation et au travail pour toutes et tous,
* Des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,
* La régularisation des sans papiers,
* L'abolition de la taxe à l'emploi pour l'embauche de travailleurs étrangers,
* Une politique d'accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.
*Signataires : Collectifs de sans-papiers, RESF
<http://www.educationsansfrontieres.org>, UCIJ
<http://www.contreimmigrationjetable.org>
Les communistes du 14è soutiennent pleinement cette initiative de solidarité et parraineront plusieurs enfants. Ian Brossat, secrétaire de section du PCF Paris 14è sera présent et parrainera 2 enfants sans papiers.




