Paroles de jeunes (2/2)
Deux jeunes communistes du 14ème ont été interrogés par l'Humanité (08/04/06) sur le mouvement anti-CPE et les perspectives politiques. Aujourd'hui, Ambroise :
Une gauche engagée
« Le mouvement anti-CPE est social, mais il a pris une tournure politique tout de suite. Les gens expriment un ras-le-bol total du libéralisme qui va au-delà du CPE. C’est ça qui déborde le gouvernement. On remet en cause tout un système, la société telle qu’elle est aujourd’hui. Au début on parlait du CPE, pas du Parlement ou de perspective politique. Maintenant dans les AG, on remet en cause toute la politique du gouvernement. On ne peut pas passer à côté des partis politiques, ils ont pris une place. Il y a ceux qui soutiennent. Le PCF par exemple avance des propositions. Depuis 2002 avec le choc Le Pen, la politique est sous le nez des jeunes. Il y a eu un mouvement sur la réforme LMD en 2003, en 2005 le mouvement lycéen. Plus les émeutes de banlieues. Et on recommence. On parle aussi du référendum, mais personnellement je n’ai pas l’impression que les jeunes se soient sentis concernés par la constitution européenne. Mais ça a donné envie à leurs parents de refaire de la politique. L’unité des partis de gauche et des syndicats a permis au mouvement de se développer. La politique n’est pas un obstacle à l’unité. Le ras-le-bol est tellement fort qu’on se dit qu’il faut y aller avec tout le monde, les partis les syndicats ont mis de côté leurs divergences.
Si les jeunes sont méfiants vis-à-vis des partis, c’est que les partis ne les laissent pas prendre part réellement à leurs décisions. En général c’est ça, mais j’ai adhéré au PCF et on m’a laissé prendre ma place. Et puis la gauche a déçu alors il faut en tirer les enseignements. J’attends une gauche unie et engagée. Qui revienne sur tout ce qu’a fait la droite. Et que ce soit le peuple qui gouverne. Le PCF est en bonne voie. J’aimerais une alliance avec tous ceux qui ont dit non au référendum. J’ai envie d’y croire. »
Une gauche engagée
« Le mouvement anti-CPE est social, mais il a pris une tournure politique tout de suite. Les gens expriment un ras-le-bol total du libéralisme qui va au-delà du CPE. C’est ça qui déborde le gouvernement. On remet en cause tout un système, la société telle qu’elle est aujourd’hui. Au début on parlait du CPE, pas du Parlement ou de perspective politique. Maintenant dans les AG, on remet en cause toute la politique du gouvernement. On ne peut pas passer à côté des partis politiques, ils ont pris une place. Il y a ceux qui soutiennent. Le PCF par exemple avance des propositions. Depuis 2002 avec le choc Le Pen, la politique est sous le nez des jeunes. Il y a eu un mouvement sur la réforme LMD en 2003, en 2005 le mouvement lycéen. Plus les émeutes de banlieues. Et on recommence. On parle aussi du référendum, mais personnellement je n’ai pas l’impression que les jeunes se soient sentis concernés par la constitution européenne. Mais ça a donné envie à leurs parents de refaire de la politique. L’unité des partis de gauche et des syndicats a permis au mouvement de se développer. La politique n’est pas un obstacle à l’unité. Le ras-le-bol est tellement fort qu’on se dit qu’il faut y aller avec tout le monde, les partis les syndicats ont mis de côté leurs divergences.
Si les jeunes sont méfiants vis-à-vis des partis, c’est que les partis ne les laissent pas prendre part réellement à leurs décisions. En général c’est ça, mais j’ai adhéré au PCF et on m’a laissé prendre ma place. Et puis la gauche a déçu alors il faut en tirer les enseignements. J’attends une gauche unie et engagée. Qui revienne sur tout ce qu’a fait la droite. Et que ce soit le peuple qui gouverne. Le PCF est en bonne voie. J’aimerais une alliance avec tous ceux qui ont dit non au référendum. J’ai envie d’y croire. »
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