Expulsion de la famille D: un article publié dans l'Humanité
Orzanna, extrême prématurée, risque d’être mise à la rue
Expulsion . Victime d’un escroc, la famille Diawaku est sommée de quitter l’appartement qu’elle occupe. Son propriétaire, un spéculateur, ne veut pas le lui louer.
Pendant quelques jours, M. et Mme Diawaku ont cru être sortis d’affaire. Être sortis de l’hôtel où ils s’entassaient depuis un an avec leurs quatre enfants, dont leur petite fille de un an, Orzanna, née extrême prématurée. C’était en juillet 2005, après trois années passées à attendre un logement social... Cette famille congolaise en règle, réfugiée en France depuis huit ans, pensait avoir enfin trouvé un appartement dans ses moyens. Rien de luxueux, un deux-pièces à 550 euros dans le 14e arrondissement de Paris. Toujours mieux qu’une chambre d’hôtel de 15 mètres carrés.
Un escroc introuvable
Mais tout bascule quelques jours après leur arrivée. Deux personnes se présentent à leur domicile et leur demandent ce qu’ils font là. « Nous avons loué cet appartement », répond la famille, montrant le bail signé et le reçu donné pour les trois mois de caution « payés en liquide ». « Mais cet appartement nous appartient », répondent les représentants de la société Pierre 48 (lire encadré), véritable propriétaire des lieux. Ils réalisent alors s’être fait escroquer par un faux bailleur, une pratique qui tendrait à se répandre sous l’effet de la crise du logement.
Suite de l'article sur le site de l'Humanité
Expulsion . Victime d’un escroc, la famille Diawaku est sommée de quitter l’appartement qu’elle occupe. Son propriétaire, un spéculateur, ne veut pas le lui louer.
Pendant quelques jours, M. et Mme Diawaku ont cru être sortis d’affaire. Être sortis de l’hôtel où ils s’entassaient depuis un an avec leurs quatre enfants, dont leur petite fille de un an, Orzanna, née extrême prématurée. C’était en juillet 2005, après trois années passées à attendre un logement social... Cette famille congolaise en règle, réfugiée en France depuis huit ans, pensait avoir enfin trouvé un appartement dans ses moyens. Rien de luxueux, un deux-pièces à 550 euros dans le 14e arrondissement de Paris. Toujours mieux qu’une chambre d’hôtel de 15 mètres carrés.
Un escroc introuvable
Mais tout bascule quelques jours après leur arrivée. Deux personnes se présentent à leur domicile et leur demandent ce qu’ils font là. « Nous avons loué cet appartement », répond la famille, montrant le bail signé et le reçu donné pour les trois mois de caution « payés en liquide ». « Mais cet appartement nous appartient », répondent les représentants de la société Pierre 48 (lire encadré), véritable propriétaire des lieux. Ils réalisent alors s’être fait escroquer par un faux bailleur, une pratique qui tendrait à se répandre sous l’effet de la crise du logement.
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