Paris : demain, un ghetto de riches ?
« Je vis à Paris depuis 24 ans, dit Hélène, et je gagne ma vie correctement, mais avec la hausse de mon loyer, je n’arrive plus à me loger. Je vais devoir partir en banlieue »
Ils sont des milliers à devoir quitter Paris chaque année. Ces départs ne concernent plus seulement les catégories populaires, mais aussi une large frange des classes moyennes. Conséquence : Paris pourrait devenir une ville exclusivement réservée aux riches.
D'ores et déjà, leur représentation ne trouve pas d’équivalent dans aucune des grandes villes françaises. La proportion des ouvriers et des employés est en chute libre. Les quartiers populaires historiques comme le Faubourg Montmartre, les portes Saint-Martin et Saint-Denis sont déjà transformés. C'est vrai aussi des quartiers périphériques, autour des Batignolles ou du Père-Lachaise.
A l’origine de cette tendance : les prix de l’immobilier. Pour une grande partie des salariés, vivre à Paris s’apparente à une mission impossible. De plus en plus de propriétaires privés exigent des fiches de paie 3 à 4 fois supérieures au niveau du loyer. Chez les jeunes, la pratique de la colocation explose. Avoir un bon salaire ne permet plus d'avoir un logement à soi. Même lorsqu'on a 25 ans, il est bien souvent demandé une caution parentale !
Le logement social fait cruellement défaut. 100 000 personnes attendent toujours.
Paris paie la note de dizaines d’années de chiraquisme. Sous l’égide de la droite, la municipalité a tout fait pour chasser les catégories populaires. Depuis 2001, Paris a connu de nombreuses luttes pour le droit au logement. Pour leur part, les élus communistes ont contribué à obtenir 1000 logements supplémentaires par rapport aux prévisions municipales.
Toutefois ces mesures ne font pas le compte. La construction de logements sociaux ne suffit pas à elle seule pour inverser la tendance. Il faut aller beaucoup plus loin et agir sur les loyers du secteur privé. Cela n’est possible qu’à condition de faire du logement un droit et non une marchandise. Les communistes proposent une loi qui permette de contrôler et de limiter la hausse des loyers.
Ils sont des milliers à devoir quitter Paris chaque année. Ces départs ne concernent plus seulement les catégories populaires, mais aussi une large frange des classes moyennes. Conséquence : Paris pourrait devenir une ville exclusivement réservée aux riches.
D'ores et déjà, leur représentation ne trouve pas d’équivalent dans aucune des grandes villes françaises. La proportion des ouvriers et des employés est en chute libre. Les quartiers populaires historiques comme le Faubourg Montmartre, les portes Saint-Martin et Saint-Denis sont déjà transformés. C'est vrai aussi des quartiers périphériques, autour des Batignolles ou du Père-Lachaise.
A l’origine de cette tendance : les prix de l’immobilier. Pour une grande partie des salariés, vivre à Paris s’apparente à une mission impossible. De plus en plus de propriétaires privés exigent des fiches de paie 3 à 4 fois supérieures au niveau du loyer. Chez les jeunes, la pratique de la colocation explose. Avoir un bon salaire ne permet plus d'avoir un logement à soi. Même lorsqu'on a 25 ans, il est bien souvent demandé une caution parentale !
Le logement social fait cruellement défaut. 100 000 personnes attendent toujours.
Paris paie la note de dizaines d’années de chiraquisme. Sous l’égide de la droite, la municipalité a tout fait pour chasser les catégories populaires. Depuis 2001, Paris a connu de nombreuses luttes pour le droit au logement. Pour leur part, les élus communistes ont contribué à obtenir 1000 logements supplémentaires par rapport aux prévisions municipales.
Toutefois ces mesures ne font pas le compte. La construction de logements sociaux ne suffit pas à elle seule pour inverser la tendance. Il faut aller beaucoup plus loin et agir sur les loyers du secteur privé. Cela n’est possible qu’à condition de faire du logement un droit et non une marchandise. Les communistes proposent une loi qui permette de contrôler et de limiter la hausse des loyers.
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